Faut-il interdire les parabènes ?

Le 3 mai, les députés ont adopté en première lecture, contre l’avis du gouvernement, une proposition de loi visant à interdire les phtalates, les parabènes et les alkylphénols, trois catégories de substances soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens (voir encadré). Dans la foulée, le journal « Le Monde » a publié une liste de 400 médicaments contenant des parabènes, suscitant en réaction une mise au point de l’AFSSAPS. Entre inquiétudes et controverses, « Le Quotidien » a mené l’enquête sur les parabènes, pour vous aider à répondre aux éventuelles questions de vos patients.

LES PARABÈNES, QU’EST-CE QUE C’EST ?

Parabènes est une abréviation, qui désigne les parahydroxybenzoates, une famille de composés chimiques ayant des propriétés de conservation, dont les plus courants sont le méthyl parabène, l’éthyl parabène, le propyl parabène, le butyl parabène et le benzyl parabène.

À QUOI SERVENT-ILS ?

Ils ont des propriétés antibactériennes et antifongiques qui en font de très bons conservateurs. Dans les médicaments, ils évitent non seulement la contamination microbiologique, mais empêchent également la dégradation des principes actifs.

OÙ LES TROUVE-T-ON ?

À l’état naturel, les parabènes sont présents dans certains aliments comme les mûres, les carottes, le cassis, etc. Du fait de leurs propriétés de conservateurs, ils sont aussi employés comme additifs dans de nombreux produits agro-alimentaires, dans 80 % des produits cosmétiques (shampoings, crèmes hydratantes…) et dans les médicaments. L’AFSSAPS a recensé 400 produits pharmaceutiques contenant des parabènes, dont 306 contenant du propyl parabène, la forme la plus couramment utilisée dans les médicaments.

QUELS SONT LES RISQUES DES PARABÈNES ?

Trois risques des parabènes sont principalement cités : allergisant, cancérogène et perturbateur endocrinien. « Le risque allergisant, est avéré, mais il est maîtrisé : les parabènes sont indiqués dans la notice comme des « excipients à effet notoire », rappelle le Dr Pascale Maisonneuve, médecin à l’AFSSAPS, chef du service de coordination de l’information, des vigilances, des risques et des actions de santé publique (CIVRASP). En revanche, il y a des doutes sur les deux autres risques. Le risque cancérogène serait lié à la capacité de liaison des parabènes au récepteur des Å“strogènes. Cependant, il est peu probable, car leur affinité de liaison est beaucoup plus faible que le ligand naturel, le 17beta-oestradiol. » D’après une expertise collective de l’INSERM (voir encadré), cette affinité de liaison serait de l’ordre de 10 000 fois plus faible que le ligand naturel pour le butyl parabène et 150 000 fois pour le propyl parabène.

Le troisième risque concerne les fonctions de reproduction masculines, en cas d’exposition dans l’enfance. Elle repose sur une étude menée sur de jeunes rats mâles, qui avait montré un effet délétère du propyl parabène sur la fertilité des animaux. Cependant, cette étude avait été critiquée pour le faible nombre d’animaux utilisés, le manque de détails fournis et les variations importantes dans les poids des animaux et dans les dosages hormonaux. « L’AFSSAPS est actuellement en train de mener une nouvelle étude sur un échantillon plus large de jeunes rats, afin de déterminer si ce risque est réel, indique le Dr Maisonneuve. Nous avons ciblé les produits les plus à risque, en combinant ceux qui ont les doses les plus importantes en parabènes. Les résultats sont attendus pour novembre. »

L’UTILISATION DES PARABÈNES DANS LES MÉDICAMENTS EST-ELLE CONTRÔLÉE ?

Oui, les laboratoires doivent respecter les doses, de l’ordre du 1/1 000 pour les parabènes. « Les laboratoires doivent prouver qu’un agent antimicrobien est nécessaire et justifier la concentration utilisée », explique Pascal Wehrlé, pharmacien galéniste et professeur à l’université de Strasbourg.

EXISTE-T-IL DES ALTERNATIVES AUX PARABÈNES ?

« Pour le moment, il n’existe pas d’alternative chimique aussi efficace dont l’innocuité serait prouvée, souligne le Dr Maisonneuve. Avant les parabènes, les conservateurs utilisés étaient l’éthanol, dont les effets nocifs ont été prouvés, et le sucre, qui provoque des caries », rappelle-t-elle. « Les laboratoires travaillent à la mise au point de conditionnements permettant d’éviter l’administration de conservateurs, comme cela existe par exemple pour certains collyres, ajoute Pascal Wehrlé. Les préparations unidoses peuvent également constituer une partie de la réponse. L’usage d’excipients permettant d’abaisser l’activité de l’eau (aw), c’est-à-dire de « retenir l’eau », en empêchant les micro-organismes de l’utiliser pour se multiplier, est également une approche étudiée. La glycérine (glycérol) et les polyols (mannitol, sorbitol…) possèdent cette qualité, mais il faut les utiliser par exemple dans les sirops et les solutions buvables à d’assez fortes concentrations. Ces excipients sont par ailleurs connus pour leur effet laxatif. Les parabènes font partie des meilleurs conservateurs. Le souci principal, si un parabène doit être remplacé par autre excipient ayant des caractéristiques physico-chimiques propres, c’est que toute la formulation galénique sera probablement à reconsidérer. »

QUELS CONSEILS LES PHARMACIENS DOIVENT-ILS DONNER AUX PATIENTS QUI PRENNENT DES MÉDICAMENTS CONTENANT DES PARABÈNES ?

« Les pharmaciens doivent rassurer les patients et leur recommander de continuer à prendre leur traitement, martèle le Dr Pascale Maisonneuve. Même si les parabènes présentaient un risque pour la fertilité, ce serait du fait de la prise répétée, à long terme, de doses cumulatives sur des populations à risque, dans ce cas les jeunes garçons. Il est plus risqué d’arrêter un traitement plutôt que de prendre pendant quelques jours de petites doses de parabènes. »

Pour l’instant, il est important de rappeller que les parabènes ne sont pas encore interdits. Même si l’Assemblée nationale a d’ores et déjà voté leur interdiction en première lecture, le texte doit encore passer devant le Sénat. Le texte peut y être modifié, voire retoqué. Il faudra donc encore attendre, avant que le sort des parabènes ne soit définitivement connu.

> ANNE-GAËLLE MOULUN

Le Quotidien du Pharmacien du : 30/05/2011

Les médicaments antitussifs contenant de la pholcodine seront désormais soumis à prescription médicale obligatoire (Liste I)

Les autorités sanitaires françaises ont décidé de soumettre à prescription médicale obligatoire tous les médicaments contenant de la pholcodine. Les données actuellement disponibles suggèrent en effet que la pholcodine, contenue dans plusieurs antitussifs, pourrait être à l’origine d’accidents lors de certaines anesthésies utilisant les curares. L’évaluation de ces médicaments est menée au niveau européen à la demande de l’Afssaps. Les résultats sont attendus en juillet 2011. D’ici là, les médicaments contenant de la pholcodine ne peuvent désormais plus être délivrés aux patients que sur présentation d’une prescription du médecin. L’Afssaps a adressé une information aux professionnels de santé pour les informer de cette décision. Par ailleurs, l’Afssaps rappelle que des recommandations sur la prise en charge de la toux chez l’enfant de moins de deux ans sont disponibles sur le site internet de l’Agence.

La pholcodine est une substance active utilisée dans le traitement de courte durée des toux sèches et des toux d’irritation (toux sèche gênante), en France depuis la fin des années 1960. Jusqu’à maintenant, les médicaments à base de pholcodine étaient délivrés sans ordonnance dans les pharmacies. En France, 23 spécialités à base de pholcodine sont commercialisées à ce jour (liste en annexe).

A la demande de l’Afssaps, une réévaluation du rapport bénéfice/risque des médicaments contenant de la pholcodine est menée actuellement à l’Agence européenne du médicament (EMA). Certaines données suggèrent en effet un lien entre la prise de pholcodine et une réaction allergique aux curares, rare mais grave lors d’anesthésies.

Ces médicaments ne peuvent désormais plus être délivrés aux patients en pharmacie que sur présentation d’une prescription médicale. Cette modification est applicable immédiatement. La notice et l’étiquetage des médicaments concernés seront modifiés ultérieurement. L’Afssaps a envoyé un courrier aux médecins prescripteurs et aux pharmaciens afin de les informer de ces nouvelles conditions de délivrance.

Voir :
Spécialités antitussives contenant de la pholcodine

Version imprimable (04/05/2011)

Le son d’avoine : ses vertus

Le son d’avoine est réputé pour ses nombreuses vertus, notamment amincissantes, anti diabète et anti cholestérol. Le point sur ses atouts avec le médecin qui a révélé ses bienfaits au grand public : le nutritionniste Pierre Dukan.

Le son d’avoine fait maigrir

« Pris régulièrement, le son d’avoine possède des vertus amaigrissantes », selon le Dr Pierre Dukan, nutritionniste. Pourquoi le son d’avoine aide à mincir ? Par sa double action, rassasiante et satiétogène. Riche en fibres solubles et en pectine, il possède la propriété d’absorber 30 fois son volume d’eau. En le consommant pendant les repas tout en buvant suffisamment, ses fibres se solubilisent, s’engorgent d’eau dans l’estomac et procurent un rapide rassasiement mécanique. Autre atout : son action anti stockage calorique au niveau de l’intestin grêle. La haute viscosité du son le fait coller à tout ce qui l’entoure, notamment les nutriments et calories. Résultat, il les empêche de passer dans le sang et les entraîne avec lui directement dans les selles.

Il fait baisser le cholestérol

« Les fibres du son d’avoine, consommées régulièrement et en quantité suffisante, réduisent le taux du cholestérol sanguin d’origine alimentaire d’environ 15 %. Une solution intéressante pour ceux dont le taux de cholestérol se situe entre 2,10 et 2,30 g/l et ne relève pas encore pleinement de la médication », explique le Dr Dukan, nutritionniste. Pourquoi : Selon une étude australienne en 2002, les fibres solubles en grandes quantités favorisent l’excrétion fécale du cholestérol et diminuent sa fabrication par le foie. Consommation : 3 c. à soupe par jour avec un verre d’eau, une avant chaque repas, à vie. A noter : Le son d’avoine ne remplace pas les médicaments prescrits, mais aide à la prévention et participe à la guérison.

Il combat la constipation

Une femme sur trois est constipée, et la moitié d’entre elles de manière chronique. Le son d’avoine est une solution simple pour lutter contre ce problème. Pourquoi : Le son d’avoine est capable d’absorber jusqu’à 30 fois son volume d’eau et permet une meilleure hydratation de selles plus volumineuses, ce qui régule le transit intestinal sans violence ni irritation. Consommation : 3 c. à soupe par jour avec un verre d’eau avant les repas. L’action n’est pas immédiate mais s’inscrit sur la durée.

s

Il donne de l’éclat à la peau !

Comme de nombreuses céréales, le son d’avoine constitue une excellente source de minéraux et de vitamines (vitamines B, E, zinc, manganèse…), dont la synergie exerce une action de protection de la structure conjonctive et de l’élasticité de la peau. Pourquoi : C’est notamment l’une des meilleures sources de vitamine B2, très active sur la protection de la peau et des phanères (cheveux, ongles). Consommation : 2 c. à soupe le matin au petit déjeuner avec un liquide, à vie.

Il prévient le diabète

Bien qu’il ne remplace pas un régime pauvre en sucres ni l’exercice physique, le son d’avoine permet de ralentir la vitesse d’absorption des sucres, et transforme des sucres rapides en semi-lents. Pourquoi : Selon une étude canadienne en 2002, le bêta-glucane, une fibre soluble contenue en grande quantité dans le son d’avoine, ralentit l’absorption des sucres, réduit les pics de la glycémie et les besoins en insuline. Consommation pour les prédiabétiques : 2 c.à s. par jour avec un verre d’eau, une avant chacun des 2 principaux repas, à vie. A noter : Le son d’avoine ne remplace pas les médicaments prescrits pour une pathologie avérée, mais aide à la prévention et participe à sa guérison.

Ne confondez pas son et flocons d’avoine !

Le flocon est issu du grain d’avoine, riche en calories et en glucides, pauvre en fibres. Le son est issu, lui, de l’enveloppe fibreuse de l’avoine, très riche en béta glucane, principe médicinal de ces fibres. Seul le son possède les vertus mentionnées dans les pages précédentes. De plus, le son d’avoine est l’un des produits céréaliers les plus riches en protéines, bien davantage que les flocons. Sachez-le : Il est possible d’utiliser le son d’avoine dans des recettes. Le porridge au son d’avoine est par exemple très apprécié au petit déjeuner. On peut aussi l’introduire pour en faire des galettes, des muffins, des crêpes, des fonds de pizzas ou des boulettes.

Sources
Florence Massin – Validé par Dr Pierre Dukan

Remerciements au Dr Pierre Dukan, nutritionniste, auteur de l’ouvrage Mon secret minceur et santé – Le miracle du son d’avoine (Ed.J’ai lu) et créateur du site www.regimedukan.com – Jenkins AL, Jenkins DJ, et al. Depression of the glycemic index by high levels of beta-glucan fiber in two functional foods tested in type 2 diabetes. 2002. – Truswell AS. Cereal grains and coronary heart disease. Australie 2002

Les vertus insoupçonnées de… la mandarine

Il semblerait que la mandarine soit un vrai petit miracle végétal. Elle permettrait en effet de lutter contre l’obésité, protégerait du diabète de type 2 et même de l’athérosclérose… La mandarine donc, ou plutôt un flavonoïde particulier, la nobilétine. Une équipe canadienne vient en effet de montrer, que la consommation de ce petit agrume permettrait de lutter contre l’augmentation des taux de mauvais cholestérol et de triglycérides.

Pour en arriver à ces conclusions, le Pr Murray Huff et son équipe de l’Université de Western Ontario, ont effectué leurs recherches comme c’est souvent le cas, sur des souris. Dans un premier groupe, les rongeurs ont été soumis à un régime qualifié d’« occidental », comprenez par là qu’il était riche en graisses et en sucres. Résultat : elles sont rapidement devenues obèses et ont présenté tous les signes évocateurs d’un syndrome métabolique. Taux élevés de cholestérol, de triglycérides, d’insuline et de glucose dans le sang…

Le second groupe a suivi exactement le même régime, enrichi cependant en nobilétine. Elles ont (bien entendu) pris du poids. Cependant, les auteurs n’ont détecté aucun élément pouvant laisser supposer l’existence d’un syndrome métabolique. Selon le Pr Huff, « ces souris traitées par la nobilétine ont été protégées contre les risques liés à l’obésité. A plus long terme, cette substance les a également protégées de l’athérosclérose qui peut conduire à un infarctus du myocarde ou à un accident vasculaire cérébral (AVC). »

Il y a deux ans, Murray Huff avait démontré que la naringénine, un flavonoïde présent dans les pamplemousses, avait des vertus similaires. Pourtant aujourd’hui, il estime que «  les effets protecteurs de la nobilétine seraient 10 fois plus puissants que ceux de la naringénine ».

La mauvaise nouvelle, c’est que le mois d’avril sonne le glas de la saison des mandarines. Ces dernières sont en effet de vrais fruits d’hiver. Vous devrez donc attendre le mois de novembre pour en retrouver sur les étals…

Source : Diabetes, 6 avril 2011

Une pomme par jour (ou plus…) éloigne aussi le cholestérol

Une pomme par jour (ou plus…) éloigne aussi le cholestérol

« Une pomme par jour éloigne le médecin ». L’adage est bien connu, avec même une antériorité très supérieure au fameux « 5 fruits et légumes par jour ». Mais pourquoi particulièrement la pomme ? Tout simplement parce que le fruit défendu aurait en réalité, des vertus insoupçonnées…

Les bienfaits des pommes vont bien au-delà de leur teneur en fibres. La pectine et les polyphénols qu’elles contiennent permettraient en effet d’agir sur le LDL cholestérol, le mauvais cholestérol. Pour en arriver à ces conclusions, des chercheurs du département de nutrition à l’Université de Floride (Tallahassee), ont réparti 160 femmes de 45 à 65 ans, en deux groupes.

Dans le premier, les participantes ont dû consommer 75 gr par jour de pommes séchées. Ce qui représente tout de même… plusieurs pommes fraîches, puisqu’elles renferment « plus de 84% d’eau ! Les femmes du second groupe quant à elles, ont consommé des pruneaux. Des échantillons sanguins ont été prélevés à 3, 6 et 12 mois.

Résultats : à 6 mois, les femmes du premier groupe ont vu leur taux de LDL cholestérol chuter de… 23%. Mais ce n’est pas tout. Elles ont également connu une baisse de la concentration en protéine C-réactive, un marqueur cardio-vasculaire bien connu.

« Je ne m’attendais pas à une telle baisse du LDL cholestérol confie le Dr Bahram H. Arjmandi, principal auteur de l’étude. « Sans compter qu’en parallèle, le taux de bon cholestérol, ou HDL a augmenté de 4%. Cette consommation quotidienne a même conduit, en moyenne, à une perte de poids de 3,3kg chez les participantes. Sans doute cela est-il du à la pectine et son effet de satiété ». En revanche, l’histoire ne dit rien des « autres » habitudes alimentaires des femmes durant cette année d’étude. Ni sur la pratique ou non d’une activité physique.

Source : Experimental Biology, 12 avril 2011- APRIFEL, Agence pour la Recherche et l’Information en Fruits et Légumes frais, site consulté le 14 avril 2011

Les cellules souches, qu’est-ce que c’est vraiment ?

Dépassons la présentation trop souvent binaire qui en est faite. Les cellules souches en effet sont régulièrement présentées soit comme la panacée à tous nos maux, soit au contraire comme une atteinte aux principes éthiques les plus élémentaires. De quoi s’agit-il, en fait ? Quels problèmes le recours aux cellules souches pose-t-il, et quelles solutions ces dernières ont-elles apporté ?

Deux qualités différencient les cellules souches des autres cellules : elles peuvent se multiplier quasiment indéfiniment, et se différencier en cellules spécialisées dès qu’elles sont mises dans les conditions adéquates. Ces capacités ont entraîné une attente démesurée de les voir utilisées dans des pathologies sans remède. Par ailleurs, elles pourraient intervenir dans différentes maladies caractérisées par la dégénérescence ou la destruction de certaines cellules (nerveuses, cardiaques, vasculaires, épidermiques). Dans les maladies de Parkinson ou d’Alzheimer, mais aussi chez certains diabétiques, leucémiques ou des brûlés graves, elles pourraient remplacer les cellules détruites ou défectueuses.

Cependant, le terme « cellules souches » englobe en fait une grande variété de cellules. Toutes n’ont pas la même provenance, ni les mêmes utilisations. Et toutes ne présentent pas le même intérêt… ni les mêmes risques.

Les cellules souches adultes Les premières à être découvertes furent les cellules sanguines. Elles sont très utilisées après une chimiothérapie, qui détruit les cellules de la moelle osseuse. Une greffe autologue (du patient à lui-même) permet de produire plus rapidement des cellules sanguines, sans risque de rejet.

Tous les tissus et tous les organes contiennent des cellules souches adultes, mais elles sont rares et difficiles à purifier. Il y a aussi des problèmes techniques : pour récupérer des cellules souches de foie adulte par exemple, une biopsie est indispensable. Et ce n’est pas une intervention anodine ! Enfin, chez les personnes âgées, elles sont de moins en moins nombreuses et fonctionnelles.

Les cellules souches périnatales sont contenues dans le cordon, le placenta et le sang qui s’y trouve. Les cellules souches sanguines sont à nouveau utilisables pour des greffes, et fonctionnent très bien. Seul problème, elles doivent être compatibles d’un point de vue immunologique. Pour cette raison, des banques de sang de cordon se sont créées un peu partout dans le monde, selon un principe similaire aux greffes de moelle. D’autres cellules souches que les cellules sanguines sont aussi présentes dans le sang de cordon. Par exemple des cellules souches utilisables dans le système vasculaire. Des équipes travaillent ainsi à leur utilisation dans la réparation de vaisseaux.

Les cellules mésenchymateuses peuvent être aussi bien périnatales (contenues dans le cordon et le placenta) qu’adultes. Elles proviennent alors principalement de la moelle osseuse et du tissu adipeux. Ces cellules ont des propriétés immunologiques particulièrement intéressantes : elles seraient tolérées par tous, et n’entraîneraient pas de rejet. Ce qui faciliterait considérablement leur utilisation ! Malheureusement, si cette hypothèse a été vérifiée chez les animaux, elle est encore peu étayée chez l’homme. Et encore moins pour ce qui concerne les cellules adultes…

Et les cellules souches embryonnaires ? A savoir avant tout, ces cellules proviennent d’embryons de quelques jours, très peu de temps après la fécondation. Il s’agit d’embryons dits surnuméraires, générés dans le cadre d’un processus de procréation médicalement assistée, et pour lesquels les parents n’ont plus de projet parental. Ces cellules sont particulièrement intéressantes pour la recherche car elles sont complètement indifférenciés et peuvent se spécialiser pour l’ensemble des tissus humains. Il existe bien sûr des applications médicales (pallier aux déficiences de certains organes) mais aussi pharmacologiques. Il est possible par exemple de faire se différencier des cellules souches embryonnaires en cellules artérielles, et de tester sur elles des médicaments à différents stades de leur développement.

C’est à ce sujet que sont soulevés des problèmes éthiques parfois importants. La religion catholique, en particulier, estime que l’utilisation d’embryons, même à un stade aussi précoce, est inacceptable. La recherche sur les cellules souches embryonnaires a été acceptée en France très récemment, mais elle est strictement encadrée par l’Agence de la Biomédecine.

Les cellules souches fœtales pour leur part, sont prélevées sur des fœtus après une interruption médicale de grossesse (IMG). Elles seraient assez efficaces contre certaines maladies neurodégénératives mais là encore, des problèmes éthiques et de disponibilité se posent.

Les cellules reprogrammées sont également appelées « cellules souches pluripotentes induites » ou « IPS ». En introduisant 4 gènes capables de complètement la reprogrammer, les chercheurs ont transformé une cellule différenciée adulte de la peau en cellule souche du même type que les cellules souches embryonnaires. Cette technique a été employée sur des souris atteintes de drépanocytose. Les globules rouges malades ont été corrigés par génie génétique, dédifférenciés puis réinjectés à la souris. Ainsi une guérison a-t-elle pu être obtenue à partir de cellules de la souris malade elle-même. Dans de nombreux laboratoires, des cellules IPS sont à présent obtenues à partir de cellules humaines. Isolées à partir de patients, elles peuvent servir à tester de nouveaux candidats médicaments.

Apparemment donc, voilà des cellules qui répondraient à tous les problèmes posés… Attention cependant, elles ont été complètement reprogrammées génétiquement. Et il n’est pas certain que cela soit totalement anodin. Elles sont normales… jusqu’à preuve du contraire ! De plus, elles contiennent du matériel génétique hors de leur noyau, dans ce qu’on appelle des mitochondries. Lesquelles ne sont pas touchées par la reprogrammation. On manque donc encore de recul pour affirmer que ces cellules reprogrammées apportent la solution à toutes les questions posées par les cellules souches.

Quels sont les risques ? Concernant les cellules souches embryonnaires, même si elles sont complètement normales car elles n’ont pas subi de remaniement génétique, elles ne sont pas pour autant totalement exemptes de risque. Comme elles n’ont pas été « éduquées » à cesser de se reproduire, des cellules indifférenciées peuvent par exemple favoriser le développement de tumeurs.

Pour autant, personne ne veut injecter ces cellules indifférenciées. Parmi les cellules différenciées en milieu de culture en revanche, il peut encore subsister des cellules souches également susceptibles d’engendrer une tumeur. Il y a aussi des « erreurs d’aiguillage » : des cellules programmées pour se différencier en cellules neuronales par exemple, peuvent devenir des cellules cardiaques. Que se passera-t-il si on les injecte… dans le cerveau ? Bref, il est encore impossible de certifier que tout risque soit éliminé, et il reste beaucoup de pain sur la planche.

Source : Pr Georges Uzan, directeur de recherche à l’Inserm pour le traitement des maladies vasculaires, secrétaire du groupe de travail de l’Académie nationale de Médecine sur les cellules souches du cordon et du placenta.

L’ostéoporose

Maladie dégénérative du tissu osseux, l’ostéoporose entraîne une fragilité du squelette.

Elle augmente le risque de fractures  de la hanche, de la colonne vertébrale et du poignet.  Les femmes sont tout particulièrement touchées, car les hormones féminines, dont le taux chute à la ménopause, jouent un rôle prépondérant dans le renouvellement osseux. En France, près de 40% des femmes ménopausées et plus de 75 ans souffrent d’ostéoporose.

  • Diagnostic. L’ostéodensitométrie est le seul examen fiable. Non douloureux, il consiste à projeter des rayons X sur le fémur ou la colonne vertébrale, par  exemple. Il est remboursé par l’Assurance maladie sur prescription médicale et pour les patients à risques.
  • Facteurs de risques. L’acquisition du capital osseux est déterminée en grande partie par l’hérédité, mais aucun facteur génétique spécifiquement responsable de la perte osseuse n’a été découvert. L’hygiène de vie (alcool, tabac) ainsi que la prise de certains médicaments accéléreraient également la perte de masse osseuse.
  • Thérapie. Une consommation suffisante de calcium (500 mg par jour ou plus) et de vitamine D aide à réduire le risque de fracture, de même que l’exposition au soleil et l’activité physique (Marche, Vélo, Dance). Un traitement hormonal substitutif permet aussi de ralentir  le  processus de résorption osseuse chez la femme.
  • Recherche. Deux prises thérapeutiques sont actuellement à l’étude : l’action sur les ostéoclastes (les cellules qui détruisent l’os), afin de diminuer la résorption osseuse, et l’action sur les ostéoblastes (les cellules qui synthétisent l’os), afin d’augmenter la formation osseuse.

Source : Sélection :Février 2011

Hemorroïdectomie

Chirurgie Hémorroïdes

Définition des hémorroïdes

Les hémorroïdes sont des veines, normalement situées à la partie moyenne et haute du canal anal, qui se dilatent et s’extériorisent par l’anus. Favorisées par les efforts de poussée, les hémorroïdes sont classées en trois stades, selon qu’elles restent à l’intérieur du canal anal (stade 1) ou qu’elles en sortent de façon permanente. (procidence ou stade 3).
L’instauration d’un traitement dépend des symptômes et du stade. La chirurgie est indiquée, soit en raison de l’échec des traitements médicaux (hygiène, régime alimentaire, pommades, injections, ligatures élastiques, cryothérapie), soit en cas de volumineuses hémorroïdes (stade 3).

Coupe du canal anal, vue des hémorroïdes

Intervention chirurgicale

L’opération des hémorroïdes la plus courante pratiquée en France vient d’outre Manche, technique éprouvée depuis des décennies, ayant peu de complications et donnant de bons résultats à court et à long terme.
Elle consiste à enlever l’hémorroïde avec la peau et la muqueuse, jusqu’à la partie haute du canal anal.Trois excisions sont réalisées, correspondant aux trois paquets hémorroïdaires, entre lesquelles sont ménagées des « ponts » de peau et de muqueuse, afin de favoriser la cicatrisation, de diminuer le risque d’infection et de sténose (rétrécissement) anale. L’opération dure entre 15 et 30 minutes, nécessite une anesthésie générale ou péridurale.

Complications post-opératoires

Elles sont peu fréquentes :

  • Un saignement peut survenir dans les premières heures suivant l’intervention et nécessite un geste chirurgical d’hémostase (2% des cas). Le saignement peut également faire suite à la chute d’une escarre de cicatrisation (vers le 10e jour post-opératoire), et doit inciter à consulter en urgence pour juger de la nécessité ou non d’une hémostase chirurgicale.
  • L’infection de la région opérée est très rare, compte tenu d’un traitement antibiotique systématique durant et après l’opération, et ce pendant 48 heures.
  • La sténose (rétrécissement) de l’anus survient, si l’on n’y prend pas garde, dans 5% des cas. Elle est exceptionnelle si les soins post-opératoires sont bien suivis. Cette sténose, gênante et difficile à traiter, doit être prévenue par la pratique quotidienne d’un toucher rectal fait par vos soins, à l’aide d’un doigtier vaseliné, dés que possible et jusqu’à la consultation post-opératoire (au bout d’un mois). Si la réalisation de ce toucher est impossible en raison de douleurs trop intenses, vous devez reprendre contact avec votre chirurgien, qui pourra le réaliser sous une courte anesthésie générale.
  • Les récidives concernent moins de 1% des patients et sont à mettre en balance avec l’existence d’hémorroïdes circonférentielles et très volumineuses, qu’on ne peut pas enlever en totalité, lors d’une seule opération. Pour ces raisons, seules les hémorroïdes les plus volumineuses sont réséquées. Le résultat définitif sera jugé après 3-4 mois ainsi que l’indication d’un complément d’exérèse.

Déroulement de l’hospitalisation

Vous entrez à l’hôpital la veille au soir ou le matin de l’opération. Les soins préopératoires consistent à réaliser un petit lavement et à raser la région opérée. Si une coloscopie est indiquée (dépistage de polypes associés aux hémorroïdes), elle sera réalisée soit avant, soit pendant l’hospitalisation.
Les suites opératoires nécessitent des soins locaux (bains de siège) et l’instauration d’un traitement laxatif pour faciliter le transit intestinal, jusqu’à cicatrisation complète de la peau (entre 15 et 21 jours). Un traitement antalgique est débuté dés la fin de l’opération, utilisant des morphiniques les 48 premières heures, associés aux anti-inflammatoires et au paracétamol. L’analgésie est adaptée en fonction des patients et de leurs douleurs. Il peut exister initialement une incontinence aux gaz, normale, qui disparaît en règle générale avec la cicatrisation. Vous pourrez vous alimenter, sans régime particulier, dès le soir de l’opération. En règle générale, la sortie a lieu après les premières selles (risque de malaise déclenché par des douleurs défécatoires). Dans la grande majorité des cas, la gêne occasionnée par l’intervention disparaît après un mois.

Traitement médical

Si l’hygiène alimentaire n’est pas suffisante pour éviter la gêne provoquée par la maladie hémorroïdaire, il peut être intéressant de régulariser le transit par des laxatifs doux : mucilage, son, paraffine… qui permettent d’éviter la constipation et les efforts d’exonération.

Pour en savoir plus:

traitements des hémorroïdes

hémorroïde.info


Rédigé par le Docteur Lionel Charbit.
Ces informations sont destinées à répondre à la plupart des questions que vous vous posez. Elles ne sauraient être exhaustives, ni normatives. C’est un complément d’informations, qui n’aborde que des principes généraux, sans traiter du cas particulier, lequel doit être discuté avec votre médecin lors d’une consultation.

Insuffisance veineuse

Comment fonctionne la circulation sanguine?

Le cœur propulse le sang chargé d’oxygène et de nutriments vers les organes grâce aux artères.

Les échanges gazeux et métaboliques s’opèrent par l’intermédiaire des réseaux de capillaires au niveau des organes et des muscles.

Les veines ramènent le sang appauvri en oxygène et chargé de déchets métaboliques vers le cœur. Le retour du sang vers le cœur est possible grâce :

  • aux mouvements respiratoires (aspiration par les mouvements du diaphragme),
  • à la contraction des muscles des jambes,
  • et au massage de la voûte plantaire á chaque pas,
  • aux valvules des veines (clapets orientés de bas en haut).

Voir l’animation

Qu’est-ce que l’insuffisance veineuse?

L’insuffisance veineuse regroupe différentes pathologies selon les veines atteintes : veines superficielles qui drainent 10% du sang ou les veines profondes qui drainent 90% du sang.

La plus courante des pathologies est l’insuffisance veineuse superficielle qui se traduit le plus souvent par des varices.
Dans la plus grande majorité des cas, les varices sont dites primitives car d’origine héréditaire.
La paroi des veines superficielles subit des altérations enzymatiques. Elle perd sa tonicité et les valvules s’écartent. Le flux sanguin ne se fait plus de bas en haut mais s’inverse. Le sang stagne et les veines superficielles se dilatent. Les varices apparaissent accompagnées ou non de nombreux signes fonctionnels :  » jambes lourdes « , crampes, fourmillements, impatiences nocturnes et diverses douleurs des jambes. Les jambes peuvent présenter un gonflement á la cheville (et au mollet). C’est ce que l’on appelle l’œdème.

Au bout de quelques années d’évolution et en l’absence de traitement des varices, des complications peuvent apparaître : eczéma, dermite ocre, hypodermite, ulcère, paraphlébite et phlébite. L’inactivité physique, la station debout prolongée, le piétinement, la chaleur sont autant de facteurs aggravants á l’hérédité variqueuse.
De plus, pour les femmes, viennent se rajouter les grossesses et les traitements hormonaux (pilule et ménopause).
L’insuffisance veineuse profonde est, quant á elle, plus rare. Elle peut être primitive par absence de valvules dès la naissance ou secondaire á une phlébite.

Les phlébites (ou thromboses veineuses profondes) sont consécutives á la formation d’un caillot de sang qui obstrue une veine profonde. Le principal risque est l’embolie pulmonaire par détachement de microscopiques fragments du caillot qui vont migrer vers les poumons. L’hérédité joue aussi un rôle important car l’on dénombre des familles de phébitiques. En effet, il existe une anomalie au niveau de la coagulation du sang. Par ailleurs, les phlébites sont souvent provoquées lors d’un alitement prolongé.

Voir l’animation

Le traitement orthopédique

La solution orthopédique pour l’insuffisance veineuse est la compression médicale qui vient compléter tous les traitements phlébologiques que les médecins peuvent proposer pour traiter les causes, les signes fonctionnels et les complications.

La compression médicale s’exerce à l’aide de collants, bas, chaussettes élastiques. Ces orthèses élastiques appliquent une pression dégressive sur le membre inférieur. Elles permettent de faire remonter le sang vers le cœur car la pression est plus forte à la cheville qu’au niveau du mollet ou de la cuisse. On peut dire que les collants, bas ou chaussettes de compression rendent aux valvules leur rôle de clapet « anti-retour ».

Il existe plusieurs forces de compression allant de la classe I à a classe III en standard. La classe IV est réalisée sur-mesure pour des cas bien particuliers notamment de lymphoedème.

Il est important d’accepter de porter les collants, les bas ou les chaussettes prescrites car les signes fonctionnels (douleurs, jambes gonflées) seront soulagés, l’évolution de l’insuffisance veineuse retardée et les complications limitées.

La compression médicale peut aussi s’exercer par l’intermédiaire de bandes élastiques ou non élastiques dans des cas bien précis (ulcères, phlébites et prévention des phlébites…)

Dans tous les cas, un traitement médical s’impose.

Voir l’animation

Le cancer colorectal

Le cancer colorectal est le 3ème cancer le plus fréquent en France, derrière le cancer de la prostate et le cancer du sein. En 2010, on estime à 40 000 le nombre de nouveaux cas de cancer colorectal. Par ailleurs, ce cancer est la 2ème cause de mortalité par cancer en France, avec environ 17 400 décès en 2010. Dans ce contexte, le ministère de la Santé invite les hommes et les femmes de 50 à 74 ans à faire un dépistage tous les 2 ans.

DÉFINITION
Le cancer colorectal se forme dans le côlon ou le rectum, généralement à partir de polypes (petites excroissances charnues) qui, bien que souvent bénins, peuvent devenir cancéreux.

CAUSES
Plusieurs facteurs de risque du cancer colorectal ont été identifiés :
– la sédentarité,
– le surpoids,
– l’apport excessif de calories,
– les régimes riches en protéines (notamment en viande rouge, grasse, grillée),
– les régimes riches en graisses (notamment saturées, animales),
– l’alcool et le tabac.
Dans de rares cas, des prédispositions génétiques peuvent être en cause.

SYMPTÔMES
Les premiers stades de la croissance du cancer passent souvent inaperçus. Puis, des symptômes peuvent apparaître :
– changements d’habitudes fécales (alternance de constipation et de diarrhée),
– présence de sang dans les selles,
– sensation d’inconfort permanent dans le ventre (crampes, gaz, douleurs),
– sensation que les intestins ne se vident jamais complètement et envie constante d’aller à la selle,
– fatigue importante,
– perte de poids inexpliquée.

DIAGNOSTIC
Le diagnostic du cancer colorectal passe par une coloscopie avec biopsie des zones pathologiques. Après analyse anatomopathologique des tissus prélevés le diagnostic est confirmé ou non. Le diagnostic est suivi d’un bilan permettant de définir le stade du cancer. Ce bilan comporte des examens biologiques (hémogramme, clairance calculée de la créatinine, dosage de l’ACE*…) et un bilan d’imagerie (TDM** thoraco-abdomino-pelvienne avec injection de produit de contraste, échographie andomino-pelvienne, imagerie par résonnance magnétique hépatique avec injection de produit de contraste…)
*Antigène carcino-embryonnaire ; **Tomodensitométrie

TRAITEMENTS
Le traitement du cancer colorectal passe par la chirurgie pour enlever la tumeur et les ganglions lymphatiques situés autour du côlon (colectomie). Si le cancer a touché une grande partie du rectum et qu’une grande partie de tissu a dû être enlevé, le chirurgien pratique une colostomie, c’est-à-dire qu’il crée un anus artificiel.
En cas de métastases, une chimiothérapie et une radiothérapie sont mises en place.

PRÉVENTION ET CONSEILS À L’OFFICINE
La prévention du cancer colorectal passe par des mesures hygiéno-diététiques. Ainsi, conseillez à vos patients :
– d’arrêter de fumer,
– d’avoir une activité physique régulière,
– de se maintenir à un poids santé,
– de limiter leur consommation d’alcool,
– d’avoir une alimentation riche en fruits, légumes, céréales, fibres et antioxydants,
– de limiter leur consommation de viande rouge, de charcuterie et de grillades.
Par ailleurs, rappelez à vos patients de se faire dépister tous les deux ans, à partir de 50 ans et jusqu’à 74 ans.

SITES WEB
http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/colon-et-rectum-cancer-du-1178.html
http://www.sante.gouv.fr/lancement-de-la-campagne-mars-bleu-le-mois-national-de-mobilisation-contre-le-cancer-colorectal.html