DIANE 35 et génériques

L’Ansm a annoncé ce matin, la suspension de l’AMM de Diane 35 et de ses génériques, suspension étant effective dans un délai de 3 mois. A compter d’aujourd’hui, les médecins ne doivent plus prescrire ces médicaments, ni en initiation de traitement, ni en renouvellement. Les pharmaciens sont invités à délivrer les traitements minimaux nécessaires pour éviter toute rupture brutale de traitement jusqu’à ce que la patiente consulte un médecin ou tout autre prescripteur. Enfin, les professionnels de santé doivent rappeler aux patientes de ne pas interrompre brutalement leur traitement par Diane 35 ou ses génériques, elles peuvent le poursuivre jusqu’à la prochaine consultation chez le prescripteur.
L’Ansm indique également avoir initié une procédure d’arbitrage au niveau européen pour retirer, suspendre ou modifier l’ensemble des AMM de ces spécialités.
A noter que la réévaluation de ces médicaments par l’Ansm, a montré un rapport bénéfice/risque défavorable pour l’indication « Traitement de l’acné chez la femme : l’efficacité est modérée et ne s’observe qu’après plusieurs mois de traitement », sachant que le risque thromboembolique veineux est quatre fois plus élevé chez les femmes traitées avec Diane 35 et ses génériques que chez celles qui ne prennent pas ces traitements. Il existe en outre des alternatives pour le traitement de l’acné.
Source : Ansm, 30 janvier 2013

Conseil n°1 : ne pas stopper Diane 35. Par réflexe, les patientes sous Diane 35 pourraient être tentées d’interrompre leur traitement. C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire, a prévenu l’ANSM. L’arrêt brutal du traitement peut avoir des conséquences en termes de santé et ne doit pas être envisagé sans traitement de substitution.

Conseil n°2 : aller voir votre médecin. C’est l’étape incontournable avant d’arrêter son traitement. A priori, les patientes concernées doivent consulter leur dermatologue mais Diane 35 ayant été largement prescrit comme moyen contraceptif, il est également conseillé de consulter son gynécologue. Ce dernier vous conseillera, en fonction de vos antécédents médicaux, un autre moyen contraceptif.