TIERS PAYANT CONTRE GENERIQUE

Les pharmaciens de l’Hérault s’opposent à la CPAM 16/07/2012

Le syndicat des pharmaciens de l’Hérault (FSPF) a démissionné de la Commission paritaire locale (CPL) pour protester contre la CPAM, laquelle a décidé d’appliquer à sa manière le dispositif  » tiers payant contre générique « , apprend-on auprès du syndicat. La CPL, lors d’une réunion le 2 juillet, avait décidé d’une application durcie de la loi : en cas de mention  » non substituable « , délivrance du princeps mais refus de pratiquer le  tiers payant sur cette ligne. Dix jours plus tard, la CPAM de l’Hérault modifie la règle : en cas de refus d’un générique en l’absence de mention non substituable, le tiers payant est refusé sur toute l’ordonnance…  » On ne respecte pas l’espace démocratique de la CPL, s’indigne Frédéric Abecassis, président du syndicat des pharmaciens de l’Hérault. Nous continuerons à pratiquer les modalités d’application que nous avons communiquées aux patients.« 

Génériques : étude d’éfficacité

Génériques et médicaments de marque sont aussi efficaces


Une étude de grande ampleur de la Caisse nationale d’assurance-maladie montre que les taux de décès, d’AVC et d’infarctus sont similaires chez les patients utilisant un anticholestérol de marque ou son générique.
Les résultats de l’enquête sur la simvastatine sont conformes à ceux d’autres études très larges menées récemment sur plusieurs classes de médicaments cardio-vasculaires, sur un anticoagulant et sur les antiépileptiques.

» Les médecins s’opposent peu aux génériques

Des faits précis pour en finir avec les calomnies qui visent les génériques depuis quelques mois… C’est l’objectif de la Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam) qui a livré mercredi les résultats d’une étude sur un anticholestérol très utilisé en France: la simvastatine 20 mg. Les conclusions sont éloquentes. Pour tous les événements que cette molécule tente de prévenir, qu’il s’agisse des décès, des AVC (accidents vasculaires cérébraux) ou des infarctus, les génériques présentent la même efficacité que les médicaments de marque (Zocor de MSD et Lodales de Sanofi). Les décès, par exemple, s’élèvent à 6,7 pour mille personnes par an lorsqu’un médicament de marque est prescrit, contre 5,9 pour mille lorsqu’il s’agit d’un générique.

La Cnam a privilégié pour cette enquête un traitement largement prescrit dans l’Hexagone. En 2011, six millions de boîtes de simvastatine 20 mg, sous forme de génériques et de médicaments de marque, ont été vendues, ce qui en fait le 34e médicament remboursé. Et l’étude a été réalisée à grande échelle. Plus de 96.000 patients âgés de 40 à 79 ans, dont 87,3 % utilisaient de la simvastatine génériquée et 12, 7 % des médicaments de marque, ont été suivis pendant deux ans.

D’autres études comparatives sont prévues, en commençant par la classe des hypotenseurs. Mais la Cnam n’en attend pas de surprise. Les résultats de l’enquête sur la simvastatine sont conformes à ceux d’autres études très larges menées récemment sur plusieurs classes de médicaments cardio-vasculaires, sur un anticoagulant et sur les antiépileptiques. Toutes confirment que «les effets secondaires entre médicaments de marque et génériques sont identiques», indique Hubert Allemand, médecin-conseil national.

Par figaro icon Armelle Bohineust – le 06/06/2012