Connaissez-vous la stévia ?

Stévia : des vertus amincissantes associé à un régime                                              

Pourquoi ? Les feuilles de la Stevia Rebaudiana contiennent des
substances appelées stévioside et rébaudioside A. Ce sont des édulcorants naturels au fort pouvoir sucrant. D’où l’effet bénéfique de la plante sur la ligne. « Ces produits ne contiennent pas de calories et sont environ 300 fois plus sucrés que le sucre (saccharose). Attention toutefois, on ne perd pas du poids parce que l’on mange ces extraits. Il faut suivre un régime et faire une activité physique », explique le Pr Jan Geuns, spécialiste de la stévia, président de l’European Stevia Association (Eustas) et directeur du laboratoire de biologie fonctionnelle de l’université de Louvain (Belgique).
En pratique : En France, depuis le 8 janvier 2010, le rébaudioside A est autorisé comme édulcorant de table et additif alimentaire. Il remplacera bientôt en grandes surfaces le sucre dans divers produits habituellement riches en calories : boissons, desserts, confiseries… Il est également autorisé dans la composition des substituts de repas. On devrait trouver la plante également sous forme de mini-dosettes, comme les édulcorants classiques.
A noter : contrairement aux produits classiques de synthèse, les produits issus de la stévia supportent la cuisson.

De la stévia contre le diabète

Pourquoi ? « Les extraits de la feuille de stévia, le stévioside et le rébaudioside A, sont des édulcorants naturels. Ils ne font pas baisser le taux de glucose par eux-mêmes, mais présentent des index glycémiques tellement bas qu’ils sont presque nuls », explique le Dr Paul Goetz, spécialisé en phytothérapie. En clair, la stévia n’entraîne pas de pic d’insuline.
En pratique : On peut remplacer le sucre par des extraits de stévia dans un régime adapté, toujours après avis médical, et sous contrôle d’un médecin.

La stévia réduit la tension artérielle

Pourquoi ? Les feuilles de stévia contiennent une substance appelée stévioside. Plusieurs études menées en laboratoire sur des animaux ont prouvé l’effet vasodilatateur du stévioside (il dilate les parois des veines) au niveau des reins. Tel est en tout cas, la conclusion d’une étude chinoise de 2003, menée sur 168 patients souffrant d’hypertension artérielle. La moitié du groupe a avalé trois capsules de 500 mg de stéviosides durant 2 ans alors que l’autre moitié a pris un placebo. La pression systolique (maximale) du premier groupe est passée de 150 à 140 mm Hg alors que leur pression diastolique (minimale) est passée de 95 à 89 mm Hg. Le groupe placebo n’a pas connu d’amélioration.
En pratique : Le stévioside n’est pas encore prescrit par les médecins pour faire baisser la pression artérielle. Mais, « il n’y a pas risques à en prendre lorsqu’on a une tension normale ou lorsque l’on fait de l’hypotension », précise le Pr Jan Geuns, spécialiste de la plante.

La stévia protège des caries

Pourquoi ? Les extraits de stévia qui produisent un goût très sucré, le stévioside et le rébaudioside A, sont non cariogènes. Ils ne causent pas de caries. De plus, le stévioside est compatible avec le fluor et inhibe de manière significative le développement de la plaque dentaire…
Toutefois, « Bien que de fortes concentrations de stévioside et d’extrait de Stévia soient capables de réduire la croissance des bactéries, les concentrations utilisées en tant qu’édulcorant sont plutôt basses. En conséquence, l’effet bénéfique de l’utilisation de stévioside est plutôt dû à la substitution du sucre dans la nourriture par une substance non cariogène », explique le Pr Jan Geuns, spécialiste de la stévia.

Stévia : contre l’hyperglycémie

Pourquoi ? La stévia présente un intérêt en cas d’hyperglycémie. « Le stévioside fait baisser le taux de glucose (sucre) sanguin et stimule la sensibilité à l’insuline » (hormone régulant la concentration de glucose dans le sang), explique le Pr Jan Geuns, spécialiste de la stevia.
En pratique : « On peut très bien imaginer remplacer tous nos apports en sucre par des extraits de stévia car on peut vivre sans ajouter de glucose à un régime qui contient déjà des fruits par exemple », indique le Dr Goetz, phytothérapeute. Toutefois, avant de modifier votre régime, parlez-en à votre médecin. La stévia ne peut remplacer certaines sources de glucose (pain, pâtes, pommes de terre…).

Où acheter de la stévia ?

Où ? La stévia, bien qu’originaire d’Amérique du sud, est aujourd’hui cultivée sous serre dans différents pays d’Europe. Les édulcorants à base d’extraits de stévia vendus en France aujourd’hui viennent pour la plupart de Belgique. On les trouve en pharmacie , dans certains magasins de produits bio et de commerce équitable.
Précautions : « Pour être sûr de sa qualité, l’idéal est d’en acheter directement sur un lieu de production. Il faut éviter d’acheter sur Internet à des expéditeurs inconnus », indique le Dr Paul Goetz, spécialisé en phytothérapie. L’étiquette doit indiquer la teneur en stévioside de la plante, s’il s’agit de feuilles séchées (la moyenne est de 7%).
Prix : Compter 6 euros les 50g de feuilles séchées et 10 euros les 300 pastilles d’édulcorant.

La stévia est-elle sans risque ?

« La stévia n’a pas d’effet toxique, il n’y a donc pas de précaution particulière à prendre pour l’utiliser », indique le Pr Jan Geuns, spécialiste de la stévia, (université de Louvain, Belgique) – à condition bien sûr de ne pas remplacer par la plante tous ses apports sucrants et notamment sa consommation de féculents (pain, pâtes, riz…). Cela, surtout si l’on est sujet à l’hypoglycémie ou au diabète.
La stévia est déjà utilisée comme édulcorant dans plusieurs pays : au Japon (depuis plus de 30 ans), aux Etats-Unis (depuis 1995), au Brésil, au Paraguay, en Corée du Sud et au Mexique. « Ses effets sont connus à court et moyen terme, mais pas à long terme », modère le Dr Paul Goetz, phytothérapeute.
Concernant les doses maximum de stéviosides (extrait sucrant de la stévia) à ingérer, une étude chinoise a été menée en 1992 sur des souris. Elle a conclu qu’une dose journalière de 7,9 mg de stéviosides par kg de poids corporel était inoffensive, ce qui fait par exemple 474 mg par jour pour une personne de 60 kg. Des études complémentaires sont nécessaire pour tester des doses supérieures.

 

 

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