Temps de crise pour les officines : 24 % d’entre elles menacées de faillite !

Temps de crise pour les officines : 24 % d’entre elles menacées de faillite

Publié le 21/02/2011 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Les alertes ont été lancées depuis plusieurs mois par les syndicats représentants les pharmaciens d’officine mais ont rarement été entendues. Pour la première fois depuis le début de la crise économique, des chiffres alarmants sont repris par la presse grand public mettant en évidence une situation très inquiétante : 24 % des officines présentent aujourd’hui un risque de faillite important selon la société spécialisée dans l’assurance crédit Coface, dont les données ont été révélées hier par le quotidien le Parisien.

Multiplication par trois des dépôts de bilan en quatre ans

Au-delà de cette analyse, les statistiques du Conseil de l’Ordre des pharmaciens se révélaient à elles seules préoccupantes : entre 2008 et 2009, la France comptait 101 officines de moins, quand 126 disparitions ont été enregistrées en 2010. Une tendance qui n’est pas seulement à mettre au compte du vieillissement des pharmaciens et de la désaffection de la jeunesse pour l’exercice mais qui semble également liée à une multiplication des dépôts de bilan. Ils ont été 167 l’an dernier : un nombre multiplié par trois entre 2006 et 2010 toujours selon les informations du Parisien. Ce paysage économique morose freine les vocations : le nombre de nouvelles ouvertures a diminué de 6,5 % en 2010. Certaines régions semblent particulièrement touchées par cette crise : Paris, la Seine Maritime, le Finistère et la Haute Garonne.

Une mission confiée à l’IGAS

Le gouvernement semble enfin avoir pris la mesure de cette situation. Une mission a en effet été confiée par le ministre de la Santé, Xavier Bertrand à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS). Remarquant que l’évolution actuelle est directement liée « à un changement du contexte économique, marqué par une plus grande maîtrise des dépenses remboursables des produits de santé », Xavier Bertrand  estime qu’il est désormais nécessaire « de rendre la profession moins directement et uniquement dépendante de la dynamique de ces dépenses ». Deux pistes de réflexion sont à l’étude : la mise en place de nouveaux modes de rémunération des médicaments remboursables et la prise en compte des missions de service public des pharmaciens. L’IGAS doit rendre son rapport le 30 avril.

Aurélie Haroche (journal international de médecine).

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